Positionnement

centre gauche à gauche

Courants idéologiques

Un courant revendiqué est celui dont le parti se réclame lui-même ; un courant attribué est un qualificatif employé par la presse ou les travaux universitaires.

  • Social-démocratieRevendiqué

    La social-démocratie accepte l'économie de marché mais veut la corriger par la loi et par la protection sociale : impôt redistributif, services publics, droit du travail, négociation entre syndicats et patronat. Elle cherche le changement par les réformes votées au Parlement plutôt que par une rupture avec le système économique existant. C'est le courant historique dont se réclament la plupart des partis de gauche de gouvernement en Europe.

  • Socialisme démocratiqueRevendiqué

    Le socialisme démocratique vise une transformation plus profonde des rapports économiques - davantage de propriété publique ou collective, un partage différent des richesses produites - mais exclut toute méthode autoritaire : il n'agit que par le suffrage universel et dans le respect des libertés publiques. Il se distingue ainsi historiquement du communisme d'État. Le terme désigne, dans le vocabulaire du parti, une orientation plus transformatrice que la social-démocratie.

  • social-écologieRevendiqué

    Courant qui articule justice sociale et transition écologique : il soutient que les mesures environnementales doivent être conçues et financées de façon à ne pas peser d'abord sur les ménages modestes. Concrètement, il défend par exemple des aides publiques aux entreprises conditionnées à des engagements sociaux et environnementaux, et une fiscalité tenant compte des revenus.

  • Europhilie (pro-européanisme)Revendiqué

    L'europhilie considère l'appartenance à l'Union européenne comme un cadre à consolider plutôt qu'à contester, et défend le transfert de certaines décisions à l'échelon européen (monnaie, marché intérieur, défense commerciale). Ses partisans estiment que des problèmes comme le climat ou la régulation des grandes entreprises se traitent mieux à vingt-sept qu'isolément. Elle s'oppose sur ce terrain au souverainisme.

  • ProgressismeRevendiqué

    Le progressisme désigne l'idée que les droits individuels et l'égalité doivent continuer de s'étendre : égalité femmes-hommes, droits des minorités, ouverture des droits familiaux. Il s'oppose sur ce terrain au conservatisme, qui privilégie la continuité des normes sociales établies. Le mot est utilisé par des partis très différents et n'a pas de contenu économique précis.

Financement
  • Financement public (régime légal commun)

    Le PS perçoit la dotation de l'État prévue par la loi du 11 mars 1988 : une première fraction proportionnelle aux voix obtenues aux dernières élections législatives (sous condition d'au moins 1 % des suffrages dans au moins cinquante circonscriptions), une seconde fraction proportionnelle au nombre de parlementaires s'y rattachant. Il s'agit du régime commun à tous les partis remplissant les conditions légales, et non d'un financement particulier ou dérogatoire.

  • Cotisations

    Cotisations des adhérents et contributions statutaires des élus, ressource traditionnelle du parti. Aucun montant n'est porté ici, faute de source de premier rang vérifiée.

  • Dons de personnes physiques

    Dons de particuliers, plafonnés par la loi à 7 500 € par an et par parti. Les dons de personnes morales (entreprises, associations) sont interdits en France depuis 1995.

  • Cession d'actifs immobiliers

    Le PS a vendu en 2017 son siège historique de la rue de Solférino, à Paris, dans un contexte de difficultés financières consécutives à la défaite présidentielle et à la forte réduction du nombre de ses élus. Le parti s'est installé à Ivry-sur-Seine, puis, depuis 2025, au 45 boulevard Saint-Martin à Paris. Aucun montant de cession n'est porté ici, faute de source de premier rang vérifiée.

  • Absence de financement étranger documenté

    Aucune source de premier rang consultée n'établit de financement étranger ni de financement par une grande fortune au bénéfice du Parti socialiste. Les financements par des États ou des personnes morales étrangers sont par ailleurs interdits depuis les lois du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique.

Affaires judiciaires

Aucune affaire judiciaire visant ce parti ou ses dirigeants ès qualités n'a été recensée dans nos sources.

Affaires judiciaires des membres

Périmètre. Les 5 candidats déclarés rattachés à cette formation, seuls membres que le site recense. Le recensement n'a porté ni sur les cadres, ni sur les élus, ni sur les adhérents : ce volet ne dit rien d'eux.

4 affaires recensées, concernant 1 membre sur 5. L'étiquette qui suit chaque nom compte les affaires et sa couleur signale l'issue la plus défavorable ; le stade exact de chaque procédure figure sur l'affaire elle-même, et toutes ne sont pas des condamnations.

Ségolène Royal

4 affaires judiciaires Vérifié le 30 août 2026
  1. Poursuite en diffamation engagée par un journaliste de Radio France

    Condamnation en première instance
    Faits reprochés
    diffamation publique envers un particulier
    Dernier acte connu
    20 avril 2023
    Juridiction
    Tribunal correctionnel de Paris
    Peine prononcée
    500 euros d'amende avec sursis, 1 000 euros de dommages et intérêts et prise en charge des frais de justice du plaignant

    Après la publication en novembre 2019 de l'enquête de la cellule investigation de Radio France sur sa mission d'ambassadrice des pôles, Ségolène Royal a mis en cause le travail du journaliste Sylvain Tronchet dans deux émissions de radio. Le 20 avril 2023, le tribunal correctionnel de Paris l'a déclarée coupable de diffamation pour ces propos tenus à l'antenne, écartant en revanche des propos publiés sur Twitter. Un appel a été interjeté contre ce jugement ; aucune décision d'appel n'a été rendue publique à la date du 30 août 2026, de sorte que la condamnation n'est pas définitive.

    Jugement de première instance. Un appel suspend l'exécution de la peine et la décision peut être infirmée.

  2. Enquête sur les moyens de la mission d'ambassadrice des pôles

    Classement sans suite
    Faits reprochés
    usage des moyens publics mis à disposition dans le cadre de sa mission d'ambassadrice chargée des négociations internationales pour les pôles arctique et antarctique
    Dernier acte connu
    28 juin 2021
    Juridiction
    Parquet national financier

    À la suite de révélations de la cellule investigation de Radio France en novembre 2019, le parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire sur l'usage fait par Ségolène Royal des moyens attachés à sa fonction bénévole d'ambassadrice des pôles, exercée de juillet 2017 à janvier 2020. Le 28 juin 2021, le parquet national financier a classé l'enquête sans suite, les investigations n'ayant, selon lui, permis de démontrer la commission d'aucune infraction.

    Le parquet a renoncé aux poursuites.

  3. Litige prud'homal avec deux anciennes collaboratrices parlementaires

    Condamnation définitive
    Faits reprochés
    litige prud'homal : arriérés de salaire et rupture du contrat de travail (procédure civile, non pénale)
    Dernier acte connu
    8 avril 2009
    Juridiction
    Conseil de prud'hommes de Niort, cour d'appel de Rennes, Cour de cassation (chambre sociale)
    Peine prononcée
    condamnation civile au paiement des sommes dues aux deux anciennes salariées (aucune peine pénale)

    Deux anciennes attachées parlementaires de Ségolène Royal, employées lorsqu'elle était députée des Deux-Sèvres puis pendant la campagne des législatives de 1997, ont saisi le conseil de prud'hommes de Niort pour des rémunérations qu'elles estimaient non versées. Le 10 avril 2008, la cour d'appel de Rennes l'a condamnée à leur verser les sommes réclamées. Le 8 avril 2009, la chambre sociale de la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant ces arrêts définitifs. Il s'agit d'un contentieux du travail et non d'une procédure pénale.

    Toutes les voies de recours sont épuisées. La condamnation est acquise.

  4. Affaire du bizutage du lycée Thiers de Marseille

    Relaxe
    Faits reprochés
    diffamation envers des fonctionnaires publics
    Dernier acte connu
    16 mai 2000
    Juridiction
    Cour de justice de la République

    En octobre 1997, alors ministre déléguée chargée de l'Enseignement scolaire, Ségolène Royal met en cause des enseignants d'un lycée de Marseille à propos de faits de bizutage. Deux enseignants portent plainte pour diffamation envers des fonctionnaires publics. Jugée les 15 et 16 mai 2000 par la Cour de justice de la République, elle est relaxée, la juridiction ayant estimé qu'elle rapportait la preuve de ses affirmations.

    Le tribunal correctionnel a écarté les poursuites : la personne n'est pas coupable.

Controverses

Faits datés, documentés par la presse de référence, exposés sans jugement.

  • Mai 2022 : la signature de l'accord de la NUPES avec La France insoumise, Europe Écologie Les Verts et le Parti communiste est suivie du départ ou de la mise en retrait de plusieurs responsables du parti, dont Bernard Cazeneuve, qui fonde La Convention en février 2023.
  • Janvier 2023 : le congrès de Marseille se conclut sur un écart très serré entre Olivier Faure (51,09 %, 12 020 voix) et Nicolas Mayer-Rossignol (48,91 %, 11 507 voix). Le second conteste le scrutin ; une commission de récolement recompte les voix le 21 janvier 2023 et confirme le résultat. Le congrès de Nancy de juin 2025 s'est également conclu sur un résultat serré (Olivier Faure, 51,15 %).
Sources