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Union populaire républicaine (UPR)

DroiteFondé en 2007

Candidat : François Asselineau

Positionnement

Le parti se revendique « ni de droite ni de gauche » et affirme se définir uniquement par la question de la souveraineté. La presse et les observateurs le classent le plus souvent de la droite à l'extrême droite ; Mediapart le décrit comme un « petit parti très à droite ».

Courants idéologiques

Un courant revendiqué est celui dont le parti se réclame lui-même ; un courant attribué est un qualificatif employé par la presse ou les travaux universitaires.

  • SouverainismeRevendiqué

    Le souverainisme défend la primauté des décisions prises au niveau national sur les engagements pris dans des cadres supranationaux, comme l'Union européenne, l'OTAN ou les traités internationaux. Concrètement, ses partisans demandent que la monnaie, les frontières, le budget et le droit relèvent d'abord des institutions françaises, et que les traités puissent être renégociés ou dénoncés. Francis Lalanne s'est présenté sous l'étiquette « animaliste, écologiste, souverainiste, France Libre » aux législatives de 2022.

  • FrexitRevendiqué

    Le « Frexit » désigne la sortie de la France de l'Union européenne, sur le modèle du Brexit britannique. Ses partisans proposent d'activer l'article 50 du traité sur l'Union européenne, qui organise le retrait volontaire d'un État membre. Les Patriotes y ajoutent la sortie de la zone euro et la remise en cause de la participation de la France à l'OTAN. C'est l'axe central du programme du parti.

  • « Ni droite ni gauche »Revendiqué

    Le parti refuse de se situer sur l'axe gauche-droite, considérant que le clivage pertinent oppose les partisans de la souveraineté nationale à ceux de l'intégration européenne. Il revendique de rassembler des électeurs venus d'horizons opposés autour de ce seul enjeu. Ce positionnement revendiqué n'empêche pas les analystes de le classer à partir de son programme et de son électorat.

Financement
  • Cotisations et dons de personnes physiques

    Selon Libération et Marianne, repris par la notice Wikipédia du parti, l'UPR ne dispose d'aucun emprunt bancaire et se finance par les cotisations de ses adhérents (30 €) et par leurs dons. Les dons de personnes physiques sont plafonnés par la loi à 7 500 € par an et par parti ; les dons de personnes morales sont interdits depuis 1995. Aucun financement étranger n'est documenté par les sources consultées.

  • Absence d'aide publique de l'État

    Le parti n'a pas atteint les seuils légaux ouvrant droit à la première fraction de l'aide publique (1 % des suffrages exprimés dans au moins cinquante circonscriptions aux élections législatives). Aux législatives de 2017, il a obtenu 0,66 % des voix au niveau national et dépassé 1 % dans 37 circonscriptions sur les 50 requises. Aux législatives de 2022 et 2024, il n'a présenté que quelques candidats (382 et 1 376 voix au total).

Affaires judiciaires
  • Procédure visant François Asselineau, président du parti, pour harcèlement moral, harcèlement sexuel, agressions sexuelles par personne ayant autorité et intimidation d'une victime

    Renvoi devant le tribunal correctionnel : en avril 2026, la cour d'appel de Paris a infirmé l'ordonnance de non-lieu rendue en décembre 2024 par les juges d'instruction. La date d'audience n'est pas fixée ; aucun procès n'a eu lieu et aucune condamnation n'a été prononcée. La présomption d'innocence s'applique pleinement.

    Le 18 avril 2020, après la publication en ligne de documents faisant état de faits de harcèlement sexuel envers deux collaborateurs, 20 des 28 membres du bureau national de l'UPR et 13 des 15 délégués régionaux demandent la démission de François Asselineau de la présidence du parti. Une première plainte est déposée en mai 2020 par une ancienne attachée de presse, une seconde en juillet 2020. François Asselineau est mis en examen le 5 février 2021, après deux jours de garde à vue, pour harcèlement moral, harcèlement sexuel, agressions sexuelles par personne ayant autorité et intimidation d'une victime, et placé sous contrôle judiciaire ; sa défense conteste une enquête qu'elle dit menée « exclusivement à charge ». En décembre 2024, les juges d'instruction rendent une ordonnance de non-lieu, dont le parquet fait appel. En avril 2026, la cour d'appel de Paris infirme ce non-lieu et le renvoie en procès à une date ultérieure. Les faits reprochés concernent des collaborateurs du parti et mettent en cause son président dans l'exercice de ses fonctions.

Controverses

Faits datés, documentés par la presse de référence, exposés sans jugement.

  • Avril à juillet 2020 : crise interne. Après la demande de démission formulée par une majorité du bureau national, François Asselineau est reconduit à la présidence lors du congrès du 11 juillet 2020, avec 74,3 % des votants face à deux autres candidats, ses opposants dénonçant une élection précipitée. Ce résultat entraîne la démission de 65 cadres du parti ; le 14 juillet 2020, les démissionnaires créent la formation concurrente Génération Frexit.
  • Le parti dénonce publiquement une mise à l'écart par les médias. 20 Minutes relève de son côté que « les soutiens de l'UPR n'hésitent pas à contacter les auteurs d'un article concernant leur candidat » lorsqu'il leur paraît incorrect, le porte-parole du parti affirmant que celui-ci n'a jamais demandé d'écrire ou d'appeler des journalistes.
  • 2022 : François Asselineau ne réunit que 293 parrainages d'élus sur les 500 requis et ne peut se présenter à l'élection présidentielle (données publiées par le Conseil constitutionnel).
Sources