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France Libre

Extrême droiteFondé en 2022

Candidat : Francis Lalanne

Positionnement

Classé à l'extrême droite. La liste « France libre » (liste n° 30) aux européennes de 2024 est répertoriée comme relevant de l'extrême droite, avec le complotisme parmi les idéologies associées ; la candidature de Francis Lalanne à la présidentielle de 2027 sous l'étiquette France Libre est également classée « extrême droite » (EXD). Le mouvement se présente lui-même comme citoyenniste et souverainiste, c'est-à-dire hors du clivage gauche-droite : aux législatives de 2022, Francis Lalanne s'est présenté sous l'étiquette « animaliste, écologiste, souverainiste, France Libre ».

Courants idéologiques

Un courant revendiqué est celui dont le parti se réclame lui-même ; un courant attribué est un qualificatif employé par la presse ou les travaux universitaires.

  • SouverainismeRevendiqué

    Le souverainisme défend la primauté des décisions prises au niveau national sur les engagements pris dans des cadres supranationaux, comme l'Union européenne, l'OTAN ou les traités internationaux. Concrètement, ses partisans demandent que la monnaie, les frontières, le budget et le droit relèvent d'abord des institutions françaises, et que les traités puissent être renégociés ou dénoncés. Francis Lalanne s'est présenté sous l'étiquette « animaliste, écologiste, souverainiste, France Libre » aux législatives de 2022.

  • CitoyennismeRevendiqué

    Le citoyennisme désigne l'idée que les citoyens ordinaires, réunis en associations ou en collectifs, doivent décider eux-mêmes plutôt que de déléguer durablement le pouvoir à des partis et à des élus professionnels. Il met en avant des outils de démocratie directe : référendum d'initiative citoyenne, tirage au sort, révocation des élus en cours de mandat. La liste « France libre » de 2024 est décrite comme une coalition d'associations citoyennistes, réunissant six associations distinctes.

  • ComplotismeAttribué

    Le complotisme, ou conspirationnisme, désigne une manière d'expliquer les grands événements par l'action cachée et coordonnée de groupes dissimulés, plutôt que par des causes ouvertes et vérifiables. Ce n'est pas une famille politique dont on se réclame : c'est un qualificatif employé par des journalistes et des chercheurs pour décrire un discours. RTL présente Sylvain Durif comme un « vidéaste complotiste » en août 2026 ; en décembre 2016, La Provence rapportait ses affirmations selon lesquelles des responsables politiques seraient « infiltrés par les reptiliens ».

Financement
  • Dotation publique (financement public des partis) - non perçue

    Aucune dotation publique n'est documentée. Le financement public des partis, prévu par la loi du 11 mars 1988, est réservé aux formations dont les candidats ont réuni au moins 1 % des suffrages dans au moins cinquante circonscriptions aux dernières élections législatives. France Libre n'a présenté qu'un nombre très restreint de candidats. Ce régime est le régime légal commun de financement des partis en France et n'a rien d'irrégulier ; il n'est simplement pas ouvert aux formations qui n'atteignent pas ces seuils.

  • Remboursement forfaitaire de l'État (campagne européenne de 2024) - non perçu

    Le remboursement par l'État d'une partie des dépenses de campagne suppose d'avoir obtenu au moins 3 % des suffrages exprimés ; la liste « France libre » en a obtenu 0,02 % en juin 2024. Par ailleurs, les comptes de campagne de la liste n'ont pas été déposés, ce qui a conduit le Conseil d'État à prononcer, le 17 avril 2025, une inéligibilité de dix-huit mois à l'encontre de sa tête de liste.

  • Financements étrangers et dons de grandes fortunes

    Aucun financement étranger, aucun emprunt auprès d'une entité étrangère et aucun don de grande fortune n'est établi par une source de premier rang concernant France Libre. Rappel du cadre légal : les dons de personnes morales aux partis sont interdits en France depuis 1995, les financements par des États ou des personnes morales étrangères depuis 2017, et les dons de personnes physiques sont plafonnés à 7 500 euros par an et par parti.

Affaires judiciaires
  • Non-dépôt des comptes de campagne de la liste « France libre » (élections européennes de 2024)

    Décision définitive : par une décision du 17 avril 2025, le Conseil d'État a prononcé l'inéligibilité de Francis Lalanne pour une durée de dix-huit mois à compter de cette date. Le Conseil d'État statuant en dernier ressort en cette matière, aucune voie de recours ordinaire n'est ouverte ; aucune réformation n'est documentée au 30 août 2026.

    Francis Lalanne, tête de la liste n° 30 « France libre » aux européennes de juin 2024, a été déclaré inéligible pour dix-huit mois pour n'avoir pas déposé les comptes de campagne de sa liste. Le dépôt d'un compte de campagne auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est une obligation légale qui pèse sur tout candidat ou toute tête de liste ; son absence peut entraîner une déclaration d'inéligibilité. La mesure vise la figure dirigeante du mouvement au titre de ses fonctions de tête de liste, et non le mouvement en tant que personne morale.

  • Contentieux électoral sur le refus d'enregistrement d'une liste aux municipales de Lyon (2026)

    Recours rejeté par le tribunal administratif de Lyon (décision n° 2602478 du 26 février 2026, communiqué du 27 février 2026). Aucun appel n'est documenté au 30 août 2026.

    Pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 dans le 5e arrondissement de Lyon, la préfète du Rhône a refusé de délivrer le récépissé de déclaration de candidature à la liste présentée par Francis Lalanne, en se fondant sur l'inéligibilité prononcée par le Conseil d'État le 17 avril 2025. Saisi par l'intéressé, qui invoquait l'absence de notification régulière d'une décision relative au dépôt de son compte de campagne, le tribunal administratif de Lyon a rejeté son recours le 26 février 2026, le refus reposant exclusivement sur la décision du Conseil d'État.

Controverses

Faits datés, documentés par la presse de référence, exposés sans jugement.

  • Février 2024 : Francis Lalanne constitue pour les élections européennes une liste commune avec l'humoriste Dieudonné M'bala M'bala, réunissant six associations (Union de la Résistance, Alliance Révolutionnaire, Réflexions Interrogations Citoyennes, Politique de Vie, Mouvement Paix, Contre-Attack défense des droits humains). La liste est répertoriée à l'extrême droite dans les recensions de listes.
  • 9 juin 2024 : la liste « France libre » recueille 0,02 % des suffrages exprimés aux élections européennes.
  • 17 avril 2025 : le Conseil d'État déclare Francis Lalanne inéligible pour dix-huit mois faute d'avoir déposé les comptes de campagne de la liste. Cette inéligibilité a fait obstacle à sa candidature aux élections municipales de mars 2026.
  • 19 août 2026 : en annonçant sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 sous l'étiquette France Libre, Francis Lalanne déclare vouloir nommer Dieudonné M'bala M'bala Premier ministre en cas de victoire, alors que ce dernier est lui-même inéligible.