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Les Écologistes (LE (anciennement EELV))

GaucheFondé en 1984Dissous / renommé : 2023

Candidat : Marine Tondelier

Positionnement

gauche (du centre gauche à la gauche radicale selon les sensibilités internes)

Courants idéologiques

Un courant revendiqué est celui dont le parti se réclame lui-même ; un courant attribué est un qualificatif employé par la presse ou les travaux universitaires.

  • Écologie politiqueRevendiqué

    L'écologie politique fait de la préservation des milieux naturels et du climat un critère central des choix économiques, et non un correctif appliqué après coup. Elle défend par exemple la réduction de la consommation d'énergie et de ressources, la protection du littoral et des sols, et la relocalisation de certaines productions. En Bretagne, cela recoupe des sujets très concrets comme la qualité de l'eau et les modèles agricoles.

  • Fédéralisme européenRevendiqué

    Le fédéralisme européen propose de répartir les compétences entre plusieurs niveaux - régions, États, Union européenne - chacun décidant de ce qu'il traite le mieux. Pour ses partisans régionalistes, il permet aux régions de peser directement à Bruxelles sans passer uniquement par leur capitale nationale. L'UDB adhère depuis 1987 à l'Alliance libre européenne, qui rassemble des partis régionalistes de plusieurs pays.

  • écoféminismeRevendiqué

    Courant qui établit un lien entre la domination exercée sur la nature et celle exercée sur les femmes, et propose de traiter ensemble questions écologiques et féministes. En pratique, il met l'accent sur les effets différenciés des crises environnementales selon le genre et sur la valorisation des métiers du soin. C'est l'une des sensibilités internes du parti.

  • décroissanceRevendiqué

    Courant qui conteste l'objectif d'une croissance continue du produit intérieur brut et propose de réduire volontairement, dans les pays riches, la consommation de matières et d'énergie. Il distingue les activités à développer (soin, réparation, transports collectifs) de celles à réduire (publicité, aviation, extraction). Ses partisans le présentent comme une réorganisation planifiée et non comme une récession subie. C'est une sensibilité minoritaire au sein du parti.

  • altermondialismeRevendiqué

    Courant qui critique la forme actuelle de la mondialisation économique - libre-échange généralisé, poids des multinationales, dérégulation financière - et propose d'autres règles internationales : normes sociales et environnementales contraignantes dans les traités commerciaux, taxation des transactions financières. C'est également une sensibilité interne au parti.

Financement
  • Cotisations

    2 773 145 € de cotisations d'élus et 1 237 361 € de cotisations d'adhérents en 2024, soit 4 010 506 € : première ressource du parti, devant la dotation publique (CNCCFP).

  • Financement public (dotation de l'État)

    3 196 987 € en 2024, dont 1 749 335 € au titre de la première fraction (suffrages obtenus aux élections législatives) et 1 447 652 € au titre de la seconde fraction (nombre de parlementaires rattachés). Il s'agit du régime légal commun de financement des partis politiques, institué par la loi du 11 mars 1988 (CNCCFP).

  • Dons de personnes physiques

    316 557 € en 2024 (181 538 € en 2023). Ces dons sont plafonnés à 7 500 € par an et par parti (CNCCFP).

  • Emprunts bancaires

    5 549 484 € d'emprunts et dettes auprès d'établissements de crédit inscrits au passif du bilan au 31 décembre 2024, contre 1 020 819 € au 31 décembre 2023 (CNCCFP). Aucun emprunt auprès de personnes physiques ni auprès d'un parti tiers n'est déclaré.

  • Autres produits

    Prestations de services, manifestations et colloques : 226 272 € ; prestations de services aux candidats : 164 456 € ; ventes de biens et services : 155 705 € en 2024. Total des produits 2024 : 8 790 155 € (CNCCFP).

  • Cadre légal applicable

    En France, les dons de personnes morales aux partis sont interdits depuis 1995 ; les dons de personnes physiques sont plafonnés à 7 500 € par an et par parti ; les financements provenant d'États étrangers ou de personnes morales étrangères sont interdits depuis 2017. Aucun financement étranger n'apparaît dans les comptes du parti.

Affaires judiciaires
  • Litige civil sur l'usage du nom « Les Écologistes »

    Procédure engagée en août 2023 par un mouvement tiers ; aucune décision de justice n'est documentée par les sources consultées à la date du 30 août 2026

    Lors du changement de nom d'Europe Écologie Les Verts en « Les Écologistes », un autre mouvement portant ce nom, présidé par Antonin Duarte et revendiquant l'usage de l'appellation depuis 2010, a contesté cette dénomination en invoquant son antériorité et sa notoriété. Le parti porte le nom « Les Écologistes » depuis le 14 octobre 2023.

Controverses

Faits datés, documentés par la presse de référence, exposés sans jugement.

  • 9 mai 2016 : Mediapart et France Inter publient les accusations de harcèlement et d'agressions sexuelles visant le député Denis Baupin, ancien porte-parole du parti, portées par plusieurs femmes dont des élues écologistes. L'enquête ouverte est classée sans suite en 2017, les faits étant prescrits. Le parti reconnaît alors que des faits lui avaient été signalés.
  • Fin août 2015 : départ de deux anciens dirigeants, Jean-Vincent Placé et François de Rugy, qui quittent le parti en le qualifiant respectivement d'« astre mort » et en dénonçant une « dérive gauchiste » ; ils créent le mouvement Écologistes ! puis l'Union des démocrates et des écologistes.
  • Juillet 2022 - 30 janvier 2025 : l'ancienne compagne de Julien Bayou saisit en juillet 2022 la cellule interne d'enquête d'EELV. Julien Bayou se met en retrait de la coprésidence du groupe écologiste le 20 septembre 2022, puis démissionne le 26 septembre 2022 de son poste de secrétaire national du parti. La cellule interne clôt son enquête le 1er février 2023 en indiquant n'avoir pas pu mener ses investigations à bien. Une plainte pour harcèlement moral et abus de faiblesse est déposée en mars 2024 ; Julien Bayou quitte le parti le 2 avril 2024 ; la procédure judiciaire est classée sans suite le 30 janvier 2025 pour absence d'infraction.
Sources