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La France insoumise (LFI)

GaucheFondé en 2016

Candidat : Jean-Luc Mélenchon

Positionnement

gauche (gauche radicale) ; certaines sources la classent à l'extrême gauche, un classement contesté par le mouvement

Courants idéologiques

Un courant revendiqué est celui dont le parti se réclame lui-même ; un courant attribué est un qualificatif employé par la presse ou les travaux universitaires.

  • écosocialisme et planification écologiqueRevendiqué

    Courant qui relie la question sociale et la question environnementale : il considère que les inégalités sociales et la dégradation de l'environnement ont une cause commune dans l'organisation actuelle de l'économie. Il propose que l'État fixe des objectifs contraignants et organise lui-même la transformation de secteurs entiers (énergie, transports, agriculture), plutôt que de s'en remettre aux décisions des entreprises.

  • antilibéralismeRevendiqué

    S'oppose aux politiques dites libérales : réduction des dépenses publiques, privatisations, allègement des règles encadrant les marchés et le travail. Ce courant défend à l'inverse un rôle central de l'État dans l'économie, des services publics étendus et une redistribution accrue par l'impôt.

  • désobéissance aux traités européensRevendiqué

    Position selon laquelle un gouvernement peut cesser d'appliquer certaines règles européennes qu'il juge incompatibles avec le programme pour lequel il a été élu, notamment les règles budgétaires et de concurrence, afin d'en obtenir la renégociation. La France insoumise ne propose pas la sortie de l'Union européenne mais assume ce rapport de force ; ses adversaires y voient une forme d'euroscepticisme.

  • populisme de gaucheAttribué

    Terme utilisé par des politologues pour décrire une stratégie qui structure le discours politique autour de l'opposition entre « le peuple » et « les élites », plutôt qu'autour des seules classes sociales, afin de rassembler largement. Dans le vocabulaire universitaire, le mot est descriptif ; dans le débat public, il est souvent employé de façon critique. La France insoumise ne se réclame pas de cette étiquette, qui lui est attribuée par des observateurs extérieurs.

Financement
  • dotation publique (régime légal commun)

    Aide publique 2025 : 4 141 402,81 € au titre de la première fraction, calculée sur les 3 570 550 voix obtenues au premier tour des élections législatives de 2024, et 2 537 829,18 € au titre de la seconde fraction, calculée sur le nombre de parlementaires, soit 6 679 231,99 € au total (décret n° 2025-893). Aucune retenue au titre de la parité n'est appliquée. Il s'agit du régime de financement commun à toutes les formations remplissant les conditions légales, et non d'un financement particulier.

  • cadre légal applicable aux ressources privées

    Comme tout parti français, La France insoumise ne peut recevoir de dons de personnes physiques que dans la limite de 7 500 € par an et par donateur ; les dons de personnes morales sont interdits depuis 1995 et les financements par des États ou personnes morales étrangers depuis 2017. Aucune source de premier rang consultée ne fait état d'un financement étranger ou par une grande fortune.

Affaires judiciaires
  • Comptes de la campagne présidentielle de 2017

    information judiciaire en cours. Sophia Chikirou, qui dirigeait la communication de la campagne, a été mise en examen en septembre 2024 pour escroquerie aggravée et abus de biens sociaux. Aucun renvoi devant un tribunal ni jugement n'est documenté par les sources consultées à la date du 30 août 2026 : la présomption d'innocence s'applique aux personnes physiques comme aux personnes morales mises en cause.

    La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a signalé au parquet de Paris que 54 600 € auraient été indûment payés dans le compte de la campagne présidentielle de 2017 de Jean-Luc Mélenchon. Une enquête a été ouverte, dans le cadre de laquelle des perquisitions ont eu lieu le 16 octobre 2018, dont une au domicile de Sophia Chikirou.

  • Suites de la perquisition du 16 octobre 2018 au siège de La France insoumise : condamnation de Jean-Luc Mélenchon

    condamnation prononcée en première instance en décembre 2019. Les sources consultées ne permettent pas d'établir l'issue d'une éventuelle procédure d'appel ni le caractère définitif de cette condamnation à la date du 30 août 2026 : cette rubrique doit être vérifiée avant publication.

    Lors des perquisitions menées le 16 octobre 2018 au siège du mouvement et au domicile de Jean-Luc Mélenchon, une altercation filmée oppose des responsables de La France insoumise aux magistrats et policiers présents. Jean-Luc Mélenchon est jugé pour rébellion et provocation, et condamné en décembre 2019 à trois mois d'emprisonnement avec sursis.

  • Enquête pour apologie du terrorisme après le communiqué du groupe parlementaire du 7 octobre 2023

    plainte classée sans suite le 30 janvier 2025

    À la suite d'un communiqué publié par le groupe La France insoumise le 7 octobre 2023, jour de l'attaque du Hamas contre Israël, une enquête pour apologie du terrorisme est ouverte. Mathilde Panot, présidente du groupe à l'Assemblée nationale, est convoquée par la police le 23 avril 2024. La plainte est classée sans suite le 30 janvier 2025.

Controverses

Faits datés, documentés par la presse de référence, exposés sans jugement.

  • En 2022, la mise en cause pour violences conjugales d'Adrien Quatennens, alors coordinateur du mouvement, puis sa condamnation en décembre 2022, ont donné lieu à des désaccords publics au sein du mouvement sur sa mise en retrait puis sur son retour à l'Assemblée nationale.
  • Depuis octobre 2023, les positions du mouvement sur le conflit entre Israël et le Hamas ont donné lieu à des accusations d'ambiguïté vis-à-vis de l'antisémitisme, formulées par des responsables politiques et une partie de la presse ; La France insoumise les récuse et met en avant son opposition au racisme et à l'antisémitisme.
  • En juin 2024, la non-investiture de plusieurs députés sortants du mouvement pour les élections législatives anticipées, dont Alexis Corbière, Raquel Garrido, Danielle Simonnet et Hendrik Davi, a relancé des critiques publiques, y compris internes, sur le fonctionnement et la démocratie interne du mouvement.
Sources