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Les Républicains (LR)

DroiteFondé en 2015

Candidat : Bruno Retailleau

Positionnement

droite

Courants idéologiques

Un courant revendiqué est celui dont le parti se réclame lui-même ; un courant attribué est un qualificatif employé par la presse ou les travaux universitaires.

  • GaullismeRevendiqué

    Tradition politique héritée de l'action du général de Gaulle. Elle met en avant l'indépendance nationale, l'autorité de l'État, un pouvoir exécutif fort dans le cadre de la Ve République et le rassemblement des Français au-delà des clivages sociaux. Elle admet un rôle actif de l'État dans l'économie et dans l'aménagement du territoire. Les Républicains se présentent comme les héritiers de cette filiation, via l'UMP, le RPR et l'UDR.

  • ConservatismeAttribué

    Courant qui privilégie la continuité et la prudence face au changement : il défend les institutions établies, la famille, l'autorité, la sécurité et la transmission d'un héritage culturel et national. Il ne refuse pas toute réforme, mais considère que les transformations doivent être progressives plutôt que brutales. Sur les questions de société, il se montre généralement réservé face aux évolutions rapides des normes.

  • Libéralisme économiqueAttribué

    Courant qui estime que la prospérité vient d'abord de l'initiative privée et que l'État doit intervenir le moins possible dans l'économie. Il défend la liberté d'entreprendre, la baisse des impôts et de la dépense publique, et la réduction des règles pesant sur les entreprises. Nouvelle Énergie décline ce courant en propositions concrètes : contrat de travail unique fusionnant CDI et CDD, introduction d'une part de capitalisation dans les retraites, réduction de la masse salariale publique.

Financement
  • Financement public (régime légal commun)

    Le parti relève du régime de droit commun de la dotation publique de l'État prévu par la loi du 11 mars 1988, versée en deux fractions : l'une répartie selon les suffrages obtenus aux élections législatives, l'autre selon le nombre de parlementaires qui se rattachent au parti. Il s'agit du régime commun à toutes les formations éligibles, et non d'un financement particulier. Aucun montant chiffré n'a pu être établi à partir des sources consultées.

  • Cotisations et dons de personnes physiques

    Ressources de droit commun : cotisations des adhérents et des élus, et dons de personnes physiques plafonnés par la loi à 7 500 € par an et par parti pour un même donateur. Les dons de personnes morales sont interdits depuis la loi du 19 janvier 1995 ; les financements provenant d'États étrangers ou de personnes morales étrangères sont interdits depuis les lois du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique. Aucun montant publié n'a pu être vérifié dans les sources consultées, et aucun financement étranger ni prêt d'une entité étrangère n'y est documenté pour ce parti.

  • Dette née de la campagne présidentielle de 2022

    Valérie Pécresse ayant obtenu 4,78 % des suffrages au premier tour, en deçà du seuil de 5 % qui ouvre droit au remboursement forfaitaire majoré des dépenses de campagne, les frais de campagne - évalués à environ 15 millions d'euros par les sources consultées - n'ont pas été couverts par ce remboursement majoré. Le parti a lancé un appel aux dons, et la candidate a déclaré s'être personnellement endettée à hauteur de 5 millions d'euros. Il s'agit d'une dette de campagne, non d'un financement extérieur.

Affaires judiciaires
  • Affaire Bygmalion (financement de la campagne présidentielle de 2012)

    Condamnations définitives. Jugement du tribunal correctionnel de Paris le 30 septembre 2021 ; arrêt de la cour d'appel de Paris le 14 février 2024 ; pourvois rejetés par la Cour de cassation le 26 novembre 2025, ce qui rend les condamnations définitives. Le parti - l'UMP, devenue Les Républicains en 2015 - ne figurait pas parmi les prévenus : aucune poursuite n'a été engagée contre lui en tant que personne morale. Jean-François Copé, président de l'UMP à l'époque des faits, a bénéficié d'un non-lieu et n'a pas été jugé.

    Un système de fausses factures organisé avec la société Bygmalion a permis d'imputer au parti des dépenses de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, dont le compte a dépassé le plafond légal. Parmi les personnes condamnées figurent des responsables du parti à l'époque des faits - le directeur général de l'UMP Éric Cesari, la directrice financière Fabienne Liadzé et le directeur adjoint de la campagne Jérôme Lavrilleux - ainsi que des dirigeants de la société Bygmalion. Nicolas Sarkozy a été condamné pour financement illégal de campagne électorale à un an de prison ferme en première instance, peine ramenée en appel à douze mois dont six avec sursis, condamnation devenue définitive le 26 novembre 2025. Le parti lui-même n'était pas partie poursuivie.

Controverses

Faits datés, documentés par la presse de référence, exposés sans jugement.

  • 26 mai 2015 : quatre partis ou associations de gauche et 143 particuliers contestent en référé l'adoption du nom « Les Républicains » par l'UMP ; le tribunal de grande instance de Paris rejette le recours, estimant que le trouble manifestement illicite et le dommage imminent ne sont pas démontrés.
  • 11 juin 2024 : le président du parti Éric Ciotti annonce une alliance avec le Rassemblement national pour les élections législatives anticipées, sans décision préalable des instances. Le bureau politique vote son exclusion ; saisi en référé, le tribunal judiciaire de Paris ordonne le 14 juin 2024 la suspension des effets des décisions d'exclusion prononcées les 12 et 14 juin, sous condition d'une saisine au fond dans les huit jours. Éric Ciotti quitte le parti et la présidence le 30 septembre 2024, suivi d'une partie des élus.
Sources